Bon sommeil = en santé, de corps et d’esprit…
Selon une étude réalisée par le National Institute of Medicine, de 50 à 70 millions d’Américains dorment insuffisamment ou souffrent de problèmes de sommeil. Sans doute les chaînes multinationales de café en profitent-elles, mais certainement pas notre corps ou notre cerveau.
C’est pendant le sommeil que le corps se régénère et guérit. Une trop grande privation de sommeil peut conduire à des états psychotiques, comme l’ont montré des études sur les recrues militaires.
Des travaux récents ont montré que l’amélioration de la quantité de sommeil et de sa qualité avait un effet beaucoup plus significatif sur la santé qu’un régime alimentaire ou que l’exercice physique ! Pour comprendre le sommeil, il est d’abord nécessaire de reconnaître son importance pour la santé.
Il est rare que nous associions le sommeil à la santé ou au bien-être.
Une privation modérée de sommeil conduit à long terme à une augmentation des éléments suivants :
- Taux d’insuline
- Poids
- Dépression
- Déficit de l’attention ou hyperactivité
- Problèmes d’apprentissage et de mémorisation
Si vous n’êtes pas convaincu qu’il faut dormir plus, sachez que l’absence de sommeil se traduit par une élévation des taux de ghréline, hormone qui augmente l’appétit et abaisse le taux des hormones coupe-faim PYY. Pour compenser le manque de sommeil, vous mangez plus, et votre organisme a plus envie de sucres et de carbohydrates raffinés.
Le manque de sommeil entraîne aussi une augmentation des hormones de stress comme le cortisol, qui tue les cellules cérébrales de la mémoire et celles du centre de l’humeur (hippocampe).
Le sommeil n’est pas une corvée ou un luxe. Il fait partie d’un système d’entretien régulier. Un bon sommeil trace une ligne de partage entre une personne malade, fatiguée, confuse ou distraite, et une personne saine, vive et parfaitement à l’écoute du monde qui l’entoure.
Beaucoup de personnes oublient qu’un bon sommeil est lié à un bon matelas. Un matelas de qualité peut avoir des effets immenses sur le sommeil, tandis qu’un matelas médiocre expose aux colles toxiques, aux substances chimiques, aux retardateurs de flamme ,aux acariens et aux allergènes qui entravent le sommeil et ont des effets négatifs sur la santé.
Durant le sommeil, l’organisme se livre à une sorte de « maintenance système » essentielle :
- Libération des hormones de croissance, qui favorisent le développement et le rétablissement.
- Réhydratation des disques.
- Orientation de la circulation sanguine vers les zones nécessitant une guérison.
- Classification des souvenirs en vue de leur utilisation ultérieure.
- Intégration des facultés motrices.
« Un bon matelas est essentiel aussi bien pour la prévention que pour la guérison des douleurs dorsales », explique le docteur Stephen Elsasser, American College for the Advancement in Medicine. National Commission on Sleep Disorders Research.
« La somnolence est, chaque année, la cause de 600 000 accidents automobiles et de 12 000 décès », selon l’American Automobile Association. « La moitié des adultes interrogés avouent manquer de sommeil. Les deux tiers pensent que l’absence de sommeil est préjudiciable à leur santé », note le Better Sleep Council.
Ces problèmes ne sont que quelques-unes des conséquences liées à la perte de sommeil. Celle-ci peut être attribuée au fait que le temps réellement consacré au sommeil est réduit ou que le sommeil lui-même est interrompu ou agité.
Un adulte a besoin en moyenne de 7,5 à 8,5 heures de sommeil par nuit. Peut-être avez-vous déjà entendu certaines personnes affirmer qu’elles n’avaient besoin que de 5 à 6 heures de sommeil et qu’elles avaient appris à vivre ainsi. La vérité est que, avec seulement 5 à 6 heures de sommeil par nuit, les performances au travail et dans la vie s’en ressentent, c’est tout !
Dans une récente étude, plusieurs hommes âgés de 20 à 30 ans n’ont été autorisés à dormir que quatre heures par nuit pendant une semaine. À la fin de la semaine, ils furent soumis à des tests complets. Il a été établi que le taux de vieillissement était le même que celui des hommes de 60 ans. Et ce, après une semaine seulement !